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Recyclons les ordures

Le pacte du mois de Nicolas Bertrand®

Vous le savez, la couche d’ozone est menacée par le pet des vaches. Alors j’ai réfléchi à un système de tuyauterie en provenance du trou du cul de ces mal élevées pour en récupérer le gaz, autrement dit : transformer le vice en vertu. Mais c’est inutile, le biogaz existe déjà, ça s’appelle la méthanisation et, comble de joie, une usine de traitement mécano- biologique (TMB) s’installe chez moi à Romainville. Le TMB est un système de recyclage d’ordures mais attention, il ne s’agit pas d’une vulgaire décharge municipale malodorante infestée de rats, que non !

En deux mots, les ordures sont traitées dans des cuves recueillant le gaz de décomposition. Ce même gaz est transformé en énergie et les ordures en joli compost pour le bonheur des paysans. Sympa ! En plus, la société Syctom assure qu’il n’y aura ni odeur, ni bruit, ni fumée mais en revanche, il y aura bien de la pelouse sur le toit de l’usine. C’est donc le cœur léger que je me rends à pied à l’inauguration de cette belle entreprise.

En fait, les travaux de la plus grande usine de TMB d’Europe commencent dans quelques mois. T’ai confondu l’inauguration avec une réunion d’in¬formation de riverains énervés. T’ai rencontré des voisins d’autres usines de traitement mécano-biologique et appris des choses qui ne figurent pas dans mon dépliant… T’ai vite déchanté, comme certains élus qui ont un peu vite accordé le permis de construire à Romainville.

Car le TMB devrait signifier « terrifiant mensonge biologique » ! Des Montpelliérains ont vu débarquer Ametyst avec son cortège de mouches et de maladies (toux, rhinite, eczéma…).

La mise en question des déchets

Ou la quadrature du cercle du système capitaliste productiviste qui ronge la planète.

Introduction

L’année 2011 a été l’occasion pour Bizi! d’intégrer la problématique des déchets dans ses axes de réflexion. En effet, la politique de gestion des déchets, n’ayant pas un caractère très communiquant, est peu investie par les décideurs, et, peu suivie par le grand public. Elle est toutefois étroitement liée aux modes de vie de nos sociétés rongées par la surconsommation et est une composante du productivisme de nos organisations économiques qui sont la cause principale du réchauffement climatique.

Ce document constitue la synthèse des nombreuses analyses internes produites au cours de l’année et des études menées pour présenter la position de l’association Bizi!, d’une part sur la problématique du traitement des déchets ménagers de façon générale et, d’autre part, sur les choix réalisés par le Syndicat Bil Ta Garbi (BTG) sur la zone géographique la plus au nord du Pays Basque Nord.

C/ Choix de Bil Ta Garbi :

Le Syndicat BTG s’est engagé à établir un schéma de traitement des ordures ménagères. Pour cela une étude a été effectuée et a proposé plusieurs scenarios allant de l’incinération à la valorisation biologique avec collecte séparée des bio déchets en passant par le Tri Mécano- Biologique (TMB).

BTG a fait le choix du Tri Mécano-Biologique avec deux pôles de valorisation des déchets qui seront mis en service en 2013 :

  • Canopia: Pôle de Bayonne, avec une valorisation biologique par méthanisation3 (ainsi qu’un centre de tri des emballages et des journaux, revues, magazines -JRM).
  • Mendixka: pôle de Charitte-de-Bas, avec un site de stockage des déchets.

Courrier à Mr Erik Orsenna

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Association Défense de l’Environnement des Citoyens Habitant Bayonne Nord71, chemin de Hargous 64100 BAYONNE
adech64100@yahoo.fr

Bayonne, le 26 mars 2012

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Site de Batz-Arcoundaou, à l’entrée de Bayonne-Nord… jusqu’en 2011.

Lettre à Monsieur Erik ORSENNA, de l’Académie Française, Président du Cercle de Réflexion Cité Verte.

Monsieur le Président,

Permettez-moi de vous conter une affaire qui, nous le pensons, concerne le Cercle que vous présidez. Nous sommes une association d’habitants de Bayonne qui aiment leur quartier et militent pacifiquement pour en protéger l’exceptionnel environnement aux portes de Bayonne.

Vous connaissez la propension des politiques de tous bords à se parer de vertus écologistes : c’est à la mode et notre maire se vante plus que tout autre. Ce monsieur, qui est aussi député et a donc voté le Grenelle de l’Environnement voici quelques années, sait très bien faire sa publicité auprès de ses congénères parisiens et passe donc pour un grand écologiste.

Ses amis politiques l’ont tout naturellement fait récompenser par l’Agence NATUREPARIF : Bayonne a été récompensé pour le maintien de la biodiversité en fin 2011 (1er prix des Villes Majeures Françaises). On imagine donc une urbanisation harmonieuse dans sa bonne ville, prenant en compte notamment la Trame Verte et Bleue rendue opérationnelle fin 2011 avec l’engagement du Premier Ministre, la Loi Littoral (Bayonne est ville littorale depuis 2004), les Espaces Naturels Sensibles, sans oublier de vastes Espaces Boisés à Conserver (les E.B.C des plans d’urbanisme) qui constituent un poumon vert au Nord de Bayonne, une compensation pour ce quartier défiguré par les immenses barres de bétons édifiées dans les années soixante pour des milliers de déracinés.

L’A.D.E.C.H. toujours en action!

EVENEMENT NATIONAL: REUNION ANTI T.M.B. A ROMAINVILLE

Mercredi 14 Mars se tenait à Romainville en banlieue parisienne une réunion d’information publique anti T.M.B. organisée par l’ A.R.I.V.E.M.

1 (Copier)Y étaient présents l’ A.D.E.C.H. (Bayonne), la F.E.V.E. (Vendée) deux T.M.B. en fonction, un troisième en projet, Garosud (Montpellier) en but aux nuisances d’Ametyst, le Collectif des Bruyères d’ Obourg usine Itradec site d’ Havré (Belgique). Participaient également le C.N.I.I.D., les Amis de la Terre, Environnement 93, le Collectif 3R (Paris 13), le B.E.T. Horizon (risques, sécurité), C.N.M.S.E. (santé et environnement). Des stands d’information tenus par les membres des associations permettaient au public, de 17h à 19h, d’approcher les différentes facettes du problème. En ce qui concerne Romainville proprement dit, l’usine doit être construite, comme à Bayonne, en pleine zone urbaine.

Ensuite, une tribune, suivie par 5 à 600 personnes, exposait les différents aspects, expériences et possibilités pour sortir du piège.

2 (Copier)Dans une première partie, un chapeau sur le T.M.B. de Anne-Laure Wittman posait le débat. Pénélope Vincent de France Nature Environnement expliquait la théorie du procédé. Le cabinet d’étude Horizons, pour le volet sécurité, montrait les risques importants d’explosion et ses conséquences (de l’ordre de 250 morts dans un périmètre proche). Le docteur Francis Glemet déclinait tous les risques sanitaires liés à ce genre d’installation. Emmanuel Hyest, premier vice président de la Chambre d’Agriculture de l’ Eure, désignée, à son insu, pour demander à ses adhérents d’épandre le  »compost » obtenu à Romainville, nous faisait part de l’avis défavorable de celle-ci, vu la mauvaise qualité de celui obtenu à partir du procédé T.M.B.

VARENNES-JARCY en PANNE !

L’usine TMB construite et gérée (sic) par URBASER est une nouvelle fois en panne !

Nous avions signalés les déboires passés : fin 2009 deux des trois digesteurs étaient hors service.

Un semble définitivement arrêté. Sa réparation serait trop coûteuse .

Les digesteurs sont atteints d’une maladie récurrente : leur bouchage, dû aux éléments inertes (type verre…) qui inexorablement finissent par décanter, réduisent le volume utile de digestion et obligent à un arrêt, puis à une vidange des digesteurs.

Aujourd’hui nouveau problème au niveau des BRS.

Trop usés pour être réparés il faut les changer. L’usine a été mise en route en 2002 et ces BRS étaient prévus pour durer 28 ans.

Ils ont tenu 10 ans !

Bil ta Garbi a-t-il prévu une garantie sur ces matériels ? Et pour combien de temps ?

Neuf mois de chômage partiel à cause d’une machine usée.

clip_image003VARENNES-JARCY. Une vingtaine de salariés sur trente pourraient être touchés par la mesure dans ce centre de compostage et de méthanisation. La grosse machine qui permet de malaxer les ordures et de séparer la matière organique de la matière inerte est trop vieille. Son démontage et son remplacement peuvent durer neuf mois. | (LP/J.H.)

Leur sort dépendait de celui d’une immense machine qu’ils côtoient tous les jours. Son usure avancée a tranché pour eux. Mardi soir, les employés du centre de compostage et de méthanisation de Varennes-Jarcy apprenaient qu’un plan de chômage partiel allait être mis en place. Une vingtaine de salariés sur une trentaine pourraient être touchés. Ce matin, ils doivent rencontrer leur direction afin d’essayer de trouver un accord.

Madrid Canopia

Dans l’étude faite en 2010-2011 sur les usines construites par Urbaser nous n’avions pu faire aucun commentaire sur La Paloma et Las Dehesas construites en 2009.
 
Voici les dernières nouvelles :
 

La paloma

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Las Dehesas

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ELENA G. SEVILLANO Madrid 22 MAR 2011 dans le journal EL PAIS

Le contrat initial incluant la conception, la construction et la mise en marche des usines furent adjugées à Urbaser Valorga en septembre de 2005. L’usine de La Paloma, pour 25,4 millions, et celle de Las Dehesas, pour 25,6 millions,.

Les problèmes ont commencé tout de suite. Un an à peine après l’adjudication « une modification du contrat des travaux » augmente le coût de 5 M pour chaque usine. C’est à dire de 20% ; le maximum autorisé par la loi espagnole sur le contrat des Administrations Publiques . Le projet industriel n’était pas correct; c’est ce qui aurait justifié l’augmentation du prix. En effet il y aurait des « problèmes dans l’exploitation d’autres usines similaires provoquées par « la naturaleza del producto".. au prétexte que le procédé de méthanisation était similaire à ce qui avait été fait dans d’autres installations déjà en activité : « le procédé a subi différents incidents de fonctionnement : dans un cas il a fallu faire des réparations, dans un autre il a été nécessaire de démolir le digesteur En un caso bastó con una reparación, pero en el otro fue necesario demoler el digestor (donde se produce la fermentación).

Bayonne verte et bleue

INCROYABLE !

Vous avez tous vu cette pub que se fait la mairie de Bayonne

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BAYONNE VERTE ET BLEUE ! le terme a un sens bien précis :

La Trame verte et bleue, pour réconcilier nature et aménagement du territoire

La Trame verte et bleue est lancée. Objectif : rétablir un réseau de continuités écologiques dans les milieux terrestres (couleur verte de la Trame) et aquatiques (couleur bleue), conciliant préservation de la nature et développement des activités humaines.

Le coup d’envoi de la Trame verte et bleue vient d’être donné avec l’installation, le 18 octobre 2011, d’un Comité national par Nathalie Kosciusko-Morizet et Benoist Apparu. Cette démarche compte parmi les "engagements phares" du Grenelle de l’environnement. Elle a pour but de réconcilier la nature et l’aménagement du territoire en veillant à la préservation, voire la restauration, d’un réseau de continuités écologiques, favorables à la biodiversité. Comme l’a rappelé la ministre, "l’économie repose largement sur ce que la nature met à notre disposition (eau, alimentation, sols riches en humus…) et sur les services que les écosystèmes nous rendent. Le capital naturel est donc aussi un capital économique."

Une Trame pour rétablir l’équilibre entre nature et territoire

Projet national, la Trame s’inscrit plus largement dans le nouveau plan stratégique de la convention internationale sur la diversité biologique de 2010 et les objectifs de l’Union européenne. Au-delà de la biodiversité "remarquable" (espèces rares, milieux naturels exceptionnels…), elle vise la biodiversité "ordinaire", celle du quotidien, dans les jardins privés, parcs urbains, champs, zones humides, cours d’eau… Il s’agit de rétablir les corridors écologiques pour le retour d’une circulation naturelle des espèces et un fonctionnement normal des écosystèmes. En effet, faune et flore ont besoin de nombreux espaces pour accomplir leur cycle de vie (alimentation, reproduction…).

Front uni des maires contre l’arrêté CANOPIA (SO)

Il est assez stupéfiant de constater que nos élus peuvent, en fonction de leurs intérêts politiques, tenir deux discours diamétralement opposés suivant le contexte dans lequel ils se trouvent.

Nous leur proposons de reprendre l’article récemment paru pour YARA dans le Sud-Ouest du 20 janvier 2012 et de l’adapter à CANOPIA sans rien changer du reste du texte de sorte à ce qu’ils prennent conscience de l’attitude schizophrène de leur position, notamment du point de vue de leurs administrés.

Cliquez sur suite pour voir l’intégralité de l’article

Canopia Bayonne : Urbaser lié à une affaire de pots-de-vin

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Le groupe espagnol Urbaser, en charge de la construction et de l’exploitation du pôle déchets Canopia de Bayonne, est soupçonné d’être lié à une affaire de corruption dans les Bouches-du-Rhône.

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C’est une nouvelle qui pourrait embarasser encore plus Bil ta Garbi, le syndicat de traitement des déchets d’une grande partie des communes du Pays Basque nord, à moins de deux ans de l’ouverture annoncée du pôle de déchets Canopia Bayonne, confiée depuis avril 2010 au groupe espagnol Urbaser.

Déjà mis en doute sur sa réelle capacité à atteindre les performances présentées par ce spécialiste du traitement de déchets, cet industriel a vu sa réputation prendre un sévère tour judiciaire dans la Drôme, où le syndicat Sytrad a décidé de porter devant les tribunaux son dossier de trois unités TMB résiliées pour des retards et des surcoûts jugés inadmissibles, et pour des résultats produits largement en dessous de tous ses engagements.

Depuis trois semaines, comme l’avait révélé le Canard Enchainé dans son édition du 16 novembre, Urbaser est également dans la ligne de mire des enquêteurs de l’affaire de corruption dans le département des Bouches-du-Rhône touchant son Président socialiste, Jean-Noël Guérini, mis en examen le 8 septembre pour « prise illégale d’intérêts, trafic d’influence et association de malfaiteurs » dans une affaire de marchés publics présumés frauduleux.

Selon la “Tribune de Genève”, Urbaser pourrait être lié à une affaire de pot-de-vin

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Selon la Tribune de Genève, le groupe espagnol Urbaser, choisi par Bil ta Garbi pour la construction et l’exploitation du pôle de traitements et de valorisation des déchets Canopia (Baiona Nord), pourrait être lié à une affaire de corruption dans les Bouches-du-Rhône.

Le journal helvétique cite le procès-verbal d’audition de Jean-Marc Nabitz, ex-directeur de Treize Développement, la société chargée des investissements du Conseil général des Bouches-du-Rhône, qui laisse entendre qu’Urbaser aurait versé des pots de vins à divers politiques contre l’attribution du marché de l’incinérateur de Fos-sur-Mer.

Alain Iriart ne commente pas

Interrogé sur ces révélations, Alain Iriart, président du syndicat Bil ta Garbi, n’a pas souhaité les commenter. “Je ne m’exprime que sur ce qui se passe dans le cadre de mon travail au Pays Basque, en tant que président de Bil ta Garbi. Sur les domaines où j’ai une réelle compétence”, a-t-il seulement indiqué. Le chantier de réalisation de l’usine de Canopia vient de commencer. Il est censé s’achever à l’été 2013.

Source : Le Journal du Pays-Basque du 7 décembre 2011 

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